Bonjour à tous,
Pour ceux qui me connaissent, vous savez que je m’efforce de simplifier au maximum la notation des tablatures pour l’harmonica. Ainsi, je n’utilise pas le système parfois observé dans certaines méthodes, où l’on représente l’harmonica par une ligne, avec les notes soufflées en haut et aspirées en bas, comme ceci :
S 6 4 4° 4
A 4 4 4 4 4 3′ 3″ 4 2
Pourquoi ce choix ? Plusieurs raisons motivent cette décision. D’abord, cette méthode prend beaucoup de place sur la page, et on se retrouve souvent à diviser un morceau sur plusieurs feuilles, ce qui est peu pratique. Ensuite, si l’on souhaite placer les tablatures sous une partition, cela encombre beaucoup l’espace et nuit à la lisibilité globale. Enfin, et c’est sans doute le point le plus important, ce système devient illisible dès qu’on souhaite superposer le rythme, car les figures rythmiques se retrouvent très éloignées des notes, rendant la lecture confuse. Donc, nous abandonnerons complètement ce type de notation.
Nous adopterons plutôt une approche claire et compacte pour les tablatures. Voici comment nous procéderons :
Pour l’harmonica diatonique
Les notes aspirées ne portent aucune distinction. Par exemple, la case 4 aspirée se note simplement « 4 ».
Et ce n’est pas un hasard ! Globalement si on examine la structure d’un harmonica , il y a plus de notes aspirées que de notes soufflées. De plus les positions les plus utilisées que sont la deuxième position mais aussi la troisième position utilisent majoritairement des notes aspirées. Seul la première position utilise plus de notes soufflée et encore cela se discute. Bref il est donc logique pour une question de simplification d’écriture de ne pas mettre de signe lorsque l’on inspire. Puisque l’on va inspirer beaucoup plus fréquemment. En tout cas c’est mon point de vue.
Seules les notes soufflées seront précédées d’un symbole « + » avant le numéro ou d’une flèche (↑) apres le numéro. Par exemple, la case 5 soufflée se note « +5 » ou « 5↑ ». En notation manuscrite, je dessine souvent une petite flèche sous le chiffre.
Les altérations s’indiquent par une apostrophe. Une apostrophe représente une altération d’un demi-ton. Ainsi, un La bémol en case 6 se note « 6′ », un La bémol en case 3 se note 3''' (altéré de 1,5 ton), et un Mi bémol en case 8 se note « +8′ » ou «8’↑» (car il est soufflé avec une altération d’1/2t), etc.
Les overnotes, quant à elles, se signalent avec le symbole « ° ». Par exemple, un Mi bémol en case 4 se note « +4° » ou «°4↑» (overblow, soufflé), et un Do dièse en case 7 se note « 7° » (overdraw, aspiré).
Est-ce que c’est clair ?
Voici le début du morceau cité précédemment (pour les curieux, il s’agit de « Le Temps Ne Fait Rien À L’affaire » de Brassens, avec son refrain emblématique) :
4 4 +6 4 +4 4 +4° 4 +4 3′ 3″ 4 2 (ici avec le style « + »)
4 4 ↑6 4 ↑4 4 ↑4° 4 ↑4 3′ 3″ 4 2 (ici avec cette flèche pour remplacer le +,💡 faites Alt+24 sur le clavier pour la faire …)
Le gain de place est vraiment significatif. Je vous avoue que je préfère personnellement lire directement les notes sur une partition, mais je sais que certains d’entre vous ne les lisent pas encore aussi facilement.
Pour l’harmonica chromatique
De même, pour le chromatique, les notes aspirées n’ont pas de marque particulière (par exemple, le Si en case 4 aspiré se note « 4 »).
Les notes soufflées, elles, portent un + ou ↑. Ainsi, le Do en case 9 soufflée se note « +9 » ou « 9↑ ».
De plus, comme le chromatique dispose d’un piston, il faut le préciser dans la tablature. Habituellement, je l’entoure, mais sur le clavier, je ne peux pas le faire, alors j’ajoute un astérisque à la note. Par exemple, le Fa soufflé en case 6 se note « +6* », et le Do aspiré en case 4 se note « 4* ».
Voilà ! Je vous remercie par avance de respecter cette méthode si vous communiquez sur mon site avec ce système de notation. Cela permettra d’avoir des tablatures lisibles, cohérentes, et compatibles avec l’ajout du rythme et des partitions. À bientôt !




